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Innovation et communauté au Festival international d’animation d’Ottawa

Diverse crowd of people gathered at an event
Photo : Petr Maur

Dans les coulisses d’Ottawa, le milieu de l’animation est florissant et chaque année, le Festival international d’animation d’Ottawa (FIAO) rassemble la communauté internationale au nom de la créativité. Cette année, le plus ancien festival du film d’animation en Amérique du Nord célèbre un anniversaire important : son cinquantenaire.

« La technologie a énormément changé, évidemment, tout comme les méthodes de production, de distribution et de diffusion des films d’animation », explique Chris Robinson, directeur artistique du festival, « Mais la raison d’être, elle, est restée étonnamment intacte. Nous présentons toutes sortes d’œuvres et rassemblons les artistes et le public dans une même salle pour créer le genre de rencontres qui ne peuvent pas arriver quand l’on reste seul chez soi, accroché à ses appareils. »

Le festival propose des projections, des discussions avec les artistes et des ateliers pratiques, en plus d’activités sociales comme des fêtes et du réseautage dans divers endroits du Quartier DAC. Du cinéma ByTowne à la Galerie d’art d’Ottawa, du Club SAW au Centre national des Arts, des écrans et des scènes surgissent par amour pour cet art.

Un visuel narratif à la fine pointe de la technologie

Les multiples dates et salles de projection vous donnent l’embarras du choix pour découvrir les nouvelles idées et voix qui façonnent l’avenir du film d’animation.

« Parmi les courts-métrages de cette année, on trouve de nouvelles œuvres d’artistes bien connus comme Don Hertzfeldt, Niki Lindroth von Bahr, Georges Schwizgebel, Stacey Steers, Atsushi Wada et Diane Obomsawin, explique Chris, mais aussi de nouveaux cinéastes dont le nom ne vous dira rien. Souvent, il n’y a rien de meilleur que de découvrir ces voix inédites. »

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Photo : Petr Maur

Les films sélectionnés proposent une variété de styles. Le film « OK Go “Impulse Purchase” » de Will Anderson et de Lucas Zanotto se sert d’animation 3D en image de synthèse avec capture de mouvement. Le film « Action Bog » de Winston Hacking est réalisé à partir d’argile, et Stacey Steers a créé « The Stars Watch from Long Ago » avec des papiers découpés, des photocopies et des dessins au crayon.

« Nous avons aussi une rétrospective rarement offerte sur l’art magnifique et hypnotique de l’artiste japonais Sumito Sakakibara, ajoute Chris, ainsi qu’une discussion avec l’artiste Brad Bird sur la création de Ray Gunn, qui donnera un tout autre regard sur ce qui se passe en coulisse. »

Cette invitation à entrer dans les coulisses de l’animation est un élément central du FIAO. Le festival comprend des forums avec les créateurs des films et des séances avec Netflix, DreamWorks, Disney et l’Office national du film du Canada (ONF), dans l’intention de diffuser le savoir-faire, la créativité et des occasions d’emploi dans le domaine.

Une immersion dans l’histoire

Les artistes, les institutions et les communautés de la riche histoire du film d’animation à Ottawa vous intéressent ? Rendez-vous à l’exposition Image par image. Le film d’animation à Ottawa. Un partenariat entre la Galerie d’art d’Ottawa, le FIAO et l’ONF, l’exposition retrace 80 ans de créativité et d’expérimentation.

La communauté au cœur du festival

Le FIAO sait que les nouvelles idées émergent quand les artistes se retrouvent entre eux, d’où les fêtes et les rassemblements visant à relaxer, se revigorer et faire de nouvelles rencontres. Lors de la soirée d’ouverture, karaoké et poutine sont au rendez-vous. Quelques nuits plus tard, déhanchez-vous sur la piste de danse à la musique de cinq décennies différentes. Pour les amateurs de dessin, la séance nocturne d’art est un incontournable, et le classique pique-nique du festival propose de sculpter des citrouilles en partageant un repas. Tous sont invités, que l’on soit déjà dans le milieu de l’animation, encore aux études ou membre du grand public. 

A lively group of individuals standing in front of a restaurant, engaged in conversation and socializing.
Photo : Petr Maur

Chris espère que chacun se sente à sa place au sein de la communauté de l’animation, avant et après le festival. « Les films sont fondamentaux, mais ce sont souvent les conversations impromptues — en ligne, au déjeuner, durant le pique-nique ou tard le soir —, dont on se souvient. Ce sont les rencontres accidentelles qui font battre le cœur du festival. »

Consultez le site Web de l’OIAF, en anglais, pour découvrir la programmation du festival et réservez vos billets. Pour savoir ce qui se passe au Quartier DAC, consultez notre page Le Quartier raconté ou suivez-nous sur Instagram et Facebook.

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